Avis Daydream de Hannah Grace — 4/5

Édition Hachette (HLab), 544 pages.
Notre avis en bref
Troisième visite à Maple Hills, et sans doute la plus réussie. Henry Turner, capitaine des Titans malgré lui, étudiant en art distrait et allergique au conflit, n’a rien du héros de romance sportive standard. Face à lui, Halle, qui encadre un club de lecture et passe sa vie à s’oublier pour les autres. Leur rencontre ne produit pas d’étincelles : elle installe une complicité, et c’est toute la proposition du livre.
Car Daydream est une slow burn assumée — la plus douce de la saga, dans le tome le mieux écrit des trois. Hannah Grace affine son style, ralentit le tempo et laisse ses deux personnages exister en dehors de leur histoire d’amour. Henry, surtout, est un capitaine à contre-emploi comme on en lit rarement.
Cette patience a un prix : peu d’enjeux extérieurs, un rythme contemplatif qui pourra frustrer les amatrices de tension immédiate. Mais celles qui acceptent le tempo seront récompensées — au premier rang, les lectrices qui suivent la saga depuis ses débuts.
Résumé sans spoiler
Henry Turner hérite du capitanat des Titans, l’équipe de hockey de Maple Hills, alors que tout chez lui semble contredire la fonction : étudiant en art, tête ailleurs, incapable de hausser le ton. Halle, de son côté, anime un club de lecture, rêve d’écrire et dit oui à tout le monde sauf à elle-même. Quand Henry pousse la porte du club, un pacte discret se noue : s’entraider, chacun sur son terrain. Ni coup de foudre ni jeu de séduction — juste deux personnes qui apprennent à se voir, chapitre après chapitre, jusqu’à ce que l’évidence s’installe.
Ce qu’on a aimé, ce qu’on a moins aimé
On a aimé
- Henry, capitaine à contre-emploi, le héros le plus singulier de la saga
- Une écriture sensiblement plus soignée que dans les tomes précédents
- Une slow burn patiente, qui laisse la complicité s’installer pour de bon
- Le club de lecture, décor complice qui parlera aux grandes lectrices
On a moins aimé
- Un tempo contemplatif, qui suppose d’accepter l’absence de rebondissements
- Des enjeux extérieurs très minces en dehors du duo
Pour qui ce livre ?
C’est le tome à conseiller aux amatrices de romances douces, celles qui préfèrent la tendresse qui monte lentement aux passions incendiaires — et à toutes les lectrices qui se reconnaîtront dans Halle, sa pile à lire et son besoin de plaire. Daydream peut se lire seul : le couple et l’intrigue sont indépendants des tomes précédents. Mais le plaisir est plus grand quand on connaît déjà la bande de Maple Hills, dont les retrouvailles ponctuent le récit.
Où acheter Daydream ?
Édition poche (Hachette (HLab)), au prix constaté de 8,90 €.
Prix indicatif constaté récemment, susceptible de varier.
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