Avis God of Malice de Rina Kent — 3,5/5

Édition Hachette (HLab), 560 pages.
Notre avis en bref
Ce premier tome de Legacy of Gods annonce la couleur d’entrée de jeu : la rencontre entre Killian Carson et Glyndon King se joue littéralement au bord du gouffre, et le roman ne redescend jamais vraiment. Héritier au calme inquiétant, sourire de prédateur, absence totale de remords : Rina Kent assume un antihéros qui coche toutes les cases du monstre, et construit autour de lui une histoire d’obsession plus que de séduction.
Sur son terrain, le livre fonctionne : la tension ne retombe presque pas, les chapitres s’avalent vite, et le campus huppé où gravitent les héritiers de l’univers Royal Elite offre un décor doré à souhait. On sent pourtant les limites de la formule — une plume répétitive, des face-à-face qui se ressemblent, une intrigue qui progresse surtout quand l’autrice décide de pousser un curseur de plus.
Reste une dark romance extrême et parfaitement consciente de l’être. Rina Kent pousse tous les curseurs du genre, sans filet ni compromis : on adhère ou on referme, mais impossible de lui reprocher de ne pas prévenir.
Résumé sans spoiler
Sur le campus très fermé où se croisent les héritiers des familles les plus puissantes, Killian Carson règne sans effort : beau, brillant, d’un calme que rien ne fissure. Derrière la façade, un vide qu’il ne cherche même pas à masquer. Le jour où il croise Glyndon King au bord d’une falaise — artiste lumineuse issue du clan rival du sien —, quelque chose s’allume enfin chez lui, et c’est précisément le problème. Killian ne tombe pas amoureux : il jette son dévolu. Commence alors une traque obsessionnelle dans laquelle Glyndon devra choisir entre fuir le prédateur ou jouer avec lui.
Ce qu’on a aimé, ce qu’on a moins aimé
On a aimé
- Une tension qui ne retombe presque jamais, portée par des chapitres courts
- Killian, antihéros glaçant et cohérent, fidèle à la promesse du titre
- Le décor campus doré des héritiers Royal Elite, propice aux jeux de pouvoir
- Une autrice qui assume son registre extrême jusqu’au bout, sans fausse pudeur
On a moins aimé
- Une plume répétitive, qui repasse souvent par les mêmes effets
- Une intrigue qui avance par à-coups, au gré des scènes chocs
- Glyndon, héroïne moins fouillée que son prédateur, longtemps cantonnée à réagir
Pour qui ce livre ?
À réserver aux lectrices averties, déjà rompues à la dark romance et à ses excès : ce tome cumule scènes très crues, violence, consentement plus que flou, jeux de peur et idées noires dès l’ouverture. Si l’un de ces thèmes vous heurte, passez votre chemin sans hésiter — d’autres romances sombres se montrent bien plus douces. Pour celles qui savent exactement où elles mettent les pieds et cherchent un antihéros radical, Rina Kent livre en revanche l’une des propositions les plus extrêmes du rayon.
Où acheter God of Malice ?
Édition broché (Hachette (HLab)), au prix constaté de 20,00 €.
Prix indicatif constaté récemment, susceptible de varier.
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