Avis Divines Rivalités de Rebecca Ross — 4/5

Édition française, 449 pages.
Notre avis en bref
Deux journalistes rivaux, une guerre de dieux au loin, et des machines à écrire qui font passer des lettres d’un monde à l’autre : Divines Rivalités possède l’un des plus beaux dispositifs de la romantasy récente. Le roman de Rebecca Ross est une lettre d’amour à l’écrit — littéralement.
Premier tome de la duologie Lettres d’enchantement (Divine Rivals en VO), c’est le livre à tenter si vous trouvez la romantasy trop guerrière : ici, l’encre compte plus que l’épée.
Résumé sans spoiler
Iris Winnow a dix-huit ans, un frère parti au front et une place à conquérir : à la Gazette, elle vise la titularisation face à Roman Kitt, brillant, agaçant, fils de bonne famille. Entre deux piges, elle écrit à son frère disparu des lettres qu’elle glisse sous la porte de son armoire — et qui s’y volatilisent.
Quelqu’un les reçoit. Le correspondant mystère d’Iris n’est pas celui qu’elle croit, et tandis que la guerre entre deux divinités réveillées aspire le pays, la rivalité de bureau se déplace vers le front, où les mots deviennent le dernier fil entre les vivants.
Rebecca Ross écrit une fantasy à hauteur de gens — cantines, tranchées, salles de rédaction — où la magie reste discrète et précieuse. Le duo central, lui, coche toutes les cases du rivals-to-lovers épistolaire.
Ce qu’on a aimé, ce qu’on a moins aimé
On a aimé
- Les lettres anonymes via machines à écrire enchantées — le plus beau trope du genre
- Iris et Roman, rivalité de rédaction crépitante et tendresse à retardement
- Une guerre vue du sol, par les correspondants de presse plutôt que les héros
- Une plume délicate, presque old school, qui tranche avec la romantasy musclée
- Un cliffhanger final qui justifie d’avoir le tome 2 sous la main
On a moins aimé
- La mythologie des deux dieux reste esquissée dans ce premier tome
- Un démarrage posé — l’action décolle vraiment à la moitié
- Les amateurs de magie spectaculaire resteront sur leur faim
Pour qui ce livre ?
Pour les lectrices de Fourth Wing qui veulent baisser l’intensité d’un cran sans perdre l’émotion, ou pour celles qui n’ont jamais accroché à la fantasy : la romance épistolaire porte tout, la violence reste mesurée, et l’écriture se savoure. Public adolescent et adulte — c’est aussi un excellent cadeau.
Prévoyez la suite : le tome 1 s’arrête exactement là où il ne fallait pas.
Où acheter Divines Rivalités ?
Édition poche, au prix constaté de 8,00 €.
Prix indicatif constaté récemment, susceptible de varier.
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